Klausmeier 2008 × Kandinsky Bauhaus

Savanna
Compositions

Six regimes ecologiques generes par les equations differentielles partielles de Klausmeier. Biomasse et eau souterraine en equilibre fragile, reveles section par section dans une esthetique Bauhaus heritee de Kandinsky.

Algorithme Klausmeier PDE 2008
Grille 128 × 128 Forward Euler
Regimes 6 ecologiques distincts
Contempler l'emergence
Regime II · Aride

La Secheresse
Organisee

Quand les precipitations chutent sous le seuil critique, la vegetation se fragmente en ilots isoles. Les clusters de biomasse s'espacent, chacun captant l'eau de son rayon immediat — une competition silencieuse inscrite dans les equations couplees de Klausmeier.

Le half-saturation coefficient h = 0.5 controle la reponse non-lineaire de la vegetation a l'eau disponible. A ce niveau, meme un sol humide ne suffit plus a soutenir une couverture vegetale continue.

◇ ARIDE · R = 0.8
R = 0.8 mm/an h = 0.5 Db = 0.1
Regime III · Oscillant

Le Battement
de la Savane

Entre aridite et fertilite, un troisieme regime emerge — l'oscillation. La vegetation pulse, se contracte et se dilate selon des cycles pluriannuels, comme un coeur qui hesite. Les taches de biomasse migrent lentement dans la direction opposee aux precipitations.

Ce regime revele la memoire du systeme. Chaque etat depend des etats precedents dans une boucle d'hysteresis ecologique. Les bandes de vegetation se forment spontanement — un pattern de Turing spatial.

◇ OSCILLANT · cycle actif
R = 1.5 mm/an h = 0.4 Dw = 1.5
Regime IV · Critique

Le Point
de Bascule

Le point de bascule est un instant mathematique — un equilibre instable ou deux attracteurs coexistent. La vegetation hesite entre colonisation et effondrement, creant des patterns fractals a la frontiere du chaos deterministe.

Dans le modele de Klausmeier, ce regime correspond au point selle de la jacobienne — la ou les valeurs propres traversent l'axe imaginaire. L'ecosysteme entier est suspendu entre deux futurs possibles.

◇ CRITIQUE · bifurcation
R = 1.2 mm/an h = 0.35 m = 0.45 an-1
Regime V · Effondrement

La Desertification
Progressive

L'effondrement n'est pas brutal — il est progressif et irreversible. Les derniers patches de vegetation s'isolent, leur biomasse decline lentement jusqu'au zero. L'eau, sans racines pour la capturer, s'evapore ou ruisselle sans laisser de trace.

Le terme −mB dans l'equation domine desormais tous les autres. La mortalite l'emporte sur la croissance. Les sols se compactent, la capacite d'infiltration chute, et le feedback positif de degradation s'auto-entretient.

◇ EFFONDREMENT · m > r
R = 0.5 mm/an h = 0.6 K = 1.0 kg/m2
Regime VI · Renaissance

La Recolonisation
depuis les Patches

Quand les conditions redeviennent favorables, la vegetation ne revient pas uniformement — elle emerge en patches localises. Chaque noyau s'etend radialement, recreant un pattern de savane depuis quelques ilots de resistance biologique.

La resurgence est toujours plus lente que l'effondrement — c'est l'hysteresis du vivant, la memoire inscrite dans les sols appauvris. Mais elle est la, tenace, et les equations de Klausmeier la predisent avec une precision remarquable.

◇ RENAISSANCE · recolonisation
R = 1.8 mm/an h = 0.3 l = 0.2 an-1